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Opération Hydra : la première expérience d’un sapeur

Par le Sapeur Meghan Wambolt

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Opération Hydra : Une force conjointe canado-afghane expulse des insurgés de villages du district de Panjwayii
Articles vedettes - le 07 decembre 2009

 

De gauche à droite : le Sap Shaun Murphy, le Cpl Tim Woodburn et le Sap Meghan Wambolt, tous membres du 1er Régiment du génie de combat, à l’extérieur d’un bâtiment dont ils ont retiré les mines pendant l’opération Hydra, dans le village de Haji Baba.

De gauche à droite : le Sap Shaun Murphy, le Cpl Tim Woodburn et le Sap Meghan Wambolt, tous membres du 1er Régiment du génie de combat, à l’extérieur d’un bâtiment dont ils ont retiré les mines pendant l’opération Hydra, dans le village de Haji Baba.

Le 12 novembre 2009, j’ai commencé à faire mes bagages pour ma première opération. Mon partenaire de recherche et moi-même avons donc rempli nos sacs de tout ce dont nous allions avoir besoin pour l’opération Hydra, la première grande opération du groupement tactique du 1er bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, avec la mission d’expulser les insurgés de deux villages : Nakhonay et Hajji Baba. Mon sac était plutôt lourd lorsque j’avais fini, et mes tentatives de le mettre sur mon dos étaient apparemment plutôt comiques.

Le lendemain, j’ai quitté l’aérodrome de Kandahar avec les infirmiers pour arriver à la base d’opérations avancée (BOA). Nous y avons passé la nuit avant de nous installer en laager à côté des quartiers d’un peloton. C’était bien froid, mais heureusement, nous avions apporté de l’équipement supplémentaire (je crois pouvoir dire que les sacs de couchage garantis jusqu’à -5°C n’avaient pas bonne réputation à la fin de l’opération).

Le lendemain matin, nous étions en route pour Hajji Baba. Le voyage ne devait pas durer longtemps, mais quand le véhicule a frappé une bosse et que le mécanisme de direction a cessé de fonctionner, j’ai cru au pire. Heureusement, les mécaniciens ont fait de l’excellent travail et nous avons pu rapidement rejoindre le laager.

À notre arrivée, j’étais très confiant, car nous avions la puissance d’un groupement tactique complet amassé en un seul endroit, alors nous étions prêts à tout. Mon équipe d’ingénieurs de perquisitions est restée en arrière jusqu’à ce que nous soyons appelés par la compagnie Charlie du 1 PPCLI pour commencer notre tâche. À l’arrivée aux bâtiments, nous avons immédiatement amorcé nos activités d’isolation et de perquisition, calculant le point d’entrée le plus sécuritaire selon la menace et déterminant ce qui nous permettrait de mieux manœuvrer.

Nos équipes ont effectué des recherches jusqu’au crépuscule. À la fin de la journée, nous avions fouillé tout un bâtiment inhabité, et nous pouvions sans risque établir un périmètre de sécurité et y passer la nuit. Nous allions habiter ici jusqu’à ce que le transfert soit effectué, quelques jours plus tard. Les huttes de boue que les habitants locaux construisent gardent la chaleur étonnamment bien, ce qui nous a permis de très bien dormir, sauf pour les insectes.

Le lendemain, nous avons effectué d’autres perquisitions dans les bâtiments inoccupés avoisinants pour trouver des dangers comme des caches d’armes, des IED et des composantes de cette nature. Au cours de la deuxième journée, une autre équipe d’intervention contre les IED a été appelée pour nous donner un coup de main. Ces équipes nous ont été d’un grand secours et, comme elles contiennent des spécialistes en matière de soupçons ou de menaces d’IED, elles sont précieuses sur le champ de bataille. Leurs robots sont également très pratiques.

La troisième journée, nous avons terminé les perquisitions des bâtiments inoccupés. Tout s’est bien passé et en toute sécurité, et rien de dangereux n’a été découvert (toujours une bonne nouvelle). Une fois nos principales perquisitions terminées, nous avons finalement atteint Hajji Baba et nous avons commencé nos patrouilles de présence.

J’ai d’abord pensé que cela pouvait être dangereux, mais une fois dans le village, il est devenu clair que, si qui ou quoi que ce soit d’hostile s’y trouvait, cet élément avait disparu avant notre arrivée. Il y avait beaucoup d’enfants et de familles, ce qui était inattendu et réconfortant. Tous les habitants étaient très gentils et semblaient heureux de nous voir. En fait, bon nombre des enfants et même quelques adultes ont suivi la patrouille en riant et en parlant avec nous.

Quand nous sommes revenus, deux jours plus tard, j’ai vu quelques petites filles qui étaient ravies de me revoir; elles sautaient partout et m’envoyaient la main. Lorsque nous avons voulu perquisitionner dans d’autres bâtiments appartenant à des villageois, ils nous ont accueillis à bras ouverts et nous ont offert de l’aide pour toutes les perquisitions, si mineures soient-elles.

L’opération Hydra était une expérience unique que je n’oublierai jamais. J’ai pu voir les composantes d’une équipe de combat rassembler leurs capacités pour former une force synchronisée, démontrant ainsi le professionnalisme des Forces canadiennes. L’aspect le plus fascinant de l’opération était les échanges avec les habitants de Hajji Baba; il était très satisfaisant de voir comment notre présence a pu les réconforter dans une certaine mesure.

Je dois dire que ces longs mois d’entraînement ont été utiles. Ils m’ont aidé à anticiper ce à quoi on allait s’attendre de ma part et à déterminer comment approcher toute situation qui surviendrait, à titre de sapeur et de militaire.

Le Sap Meghan Wambolt fait partie du 11e Escadron de campagne, une sous-unité du 1er Régiment du génie de combat d’Edmonton, déployé en Afghanistan au sein du groupement tactique du 1 PPCLI.