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Opération Hydra : Une force conjointe canado-afghane expulse des insurgés de villages du district de Panjwayii

Par le Capitaine Lena Angell

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Des villageois accueillent des militaires de l’Armée nationale afghane en partenariat avec le groupement tactique du 1 PPCLI en périphérie d’un des deux villages visés par l’opération Hydra. L’opération comprend les opérations de sécurité contre-insurrection intégrées et en partenariat complet par les forces canadiennes, afghanes et alliées pour protéger les travaux de développement locaux et établir une présence de sécurité plus persistante et fiable.

Des villageois accueillent des militaires de l’Armée nationale afghane en partenariat avec le groupement tactique du 1 PPCLI en périphérie d’un des deux villages visés par l’opération Hydra. L’opération comprend les opérations de sécurité contre-insurrection intégrées et en partenariat complet par les forces canadiennes, afghanes et alliées pour protéger les travaux de développement locaux et établir une présence de sécurité plus persistante et fiable.

Des membres du groupement tactique du 1er Bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry et de l’Armée nationale afghane mènent une opération conjointe baptisée opération Hydra. La mission exige l’expulsion d’insurgés des villages de Hajji Baba et de Nakhonay.

Des membres du groupement tactique du 1er Bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry et de l’Armée nationale afghane mènent une opération conjointe baptisée opération Hydra. La mission exige l’expulsion d’insurgés des villages de Hajji Baba et de Nakhonay.

De gauche à droite, à l’intérieur du cercle : Hajji Baran, chef du district de Panjwayii (turban noir), le Lcol Sakhi Mohammad Barriz, commandant du 2/1/205 ANA et le Lcol Jerry Walsh, commandant du GT 1 PPCLI, discutent des préoccupations en matière de sécurité soulevées par plus de 40 aînés qui participent à une choura le lendemain de l’arrivée des forces canadiennes et afghanes.

De gauche à droite, à l’intérieur du cercle : Hajji Baran, chef du district de Panjwayii (turban noir), le Lcol Sakhi Mohammad Barriz, commandant du 2/1/205 ANA et le Lcol Jerry Walsh, commandant du GT 1 PPCLI, discutent des préoccupations en matière de sécurité soulevées par plus de 40 aînés qui participent à une choura le lendemain de l’arrivée des forces canadiennes et afghanes.

À l’aube, le 15 novembre 2009, une force conjointe canado-afghane a lancé une grande opération pour expulser les insurgés des villages de Hajji Baba et de Nakhonay, dans le district de Panjwayii. Le Lieutenant-colonel Jerry Walsh était aux commandes du groupement tactique du 1er Bataillon du Princess Patricia’s Light Infantry (1 PPCLI), qui comptait quelque 1 000 militaires, ainsi que de plus de 200 militaires afghans, ce qui faisait de l’opération Hydra une des plus importantes opérations lancées par le Canada au cours des quatre ans passés dans la province de Kandahar.

Les villages de Hajji Baba et de Nakhonay (population totale approximative : 2 000) étaient essentiels pour les insurgés – Hajji Baba comme zone d’étape avancée et comme point de logistique, et Nakhonay comme point de commandement et de contrôle. La surveillance a démontré que la plupart des habitants s’étaient enfuis vers la ville de Kandahar, et seuls les plus pauvres restaient et devaient subir les méthodes d’intimidation typiques des insurgés, comme les lettres de menaces nocturnes, les couvre-feux et le refus de services comme l’eau et les soins médicaux. Les écoles abandonnées des deux villages avaient été converties pour l’usage des insurgés.

Seulement quelques coups de feu ont été tirés pendant l’opération Hydra, ce qui n’est pas inhabituel, car les insurgés préfèrent ne pas confronter les membres de la Force internationale d’aide à la sécurité (FIAS). À la place, ils se mêlent à la population locale et se servent de dispositifs explosifs de circonstance (IED), qui tuent dix fois plus de civils afghans que de militaires afghans ou de la coalition. Les insurgés admettent rarement qu’ils provoquent des pertes chez les civils, même devant des preuves accablantes.

Au fil de leur déplacement dans la périphérie septentrionale de Hajji Baba, les forces canado-afghanes ont découvert plusieurs IED qui nécessitaient d’agir lentement et méticuleusement. « Nous avons agi avec grande prudence et nous avons été très méticuleux. Cette opération n’était pas fondée sur le temps; nous ne voulions pas foncer tête baissée dans Haji Baba », explique le Lcol Walsh.

« Le fait de travailler avec les forces de sécurité nationale afghanes a été extrêmement avantageux, car ils ont comme un sixième sens pour trouver les IED, explique le commandant du groupement tactique. C’est leur pays, et ils peuvent voir qui est un habitant local et qui agit de manière suspecte. Parfois, c’est par leur dialecte, par leur visage ou par leur tenue. »

L’Adjudant-chef Shawn Stevens, le sergent-major régimentaire du groupement tactique, est d’accord. « Comme ils connaissent cet environnement, [les militaires afghans] sont naturellement plus en mesure de cerner les insurgés possibles », dit-il.

Alors que des membres du groupement tactique atteignaient la périphérie de Hajji Baba, ils ont été accueillis par une foule d’habitants locaux. « C’est exactement ce que nous espérions, dit le Lcol Walsh. Nous voulions être invités dans le village, et non nous imposer aux habitants. À notre arrivée, une choura (une réunion traditionnelle afghane) a été organisée et a eu lieu le lendemain. »

« La réaction des habitants locaux était très rassurante. Ils étaient heureux de voir les forces [afghanes] et de la coalition, particulièrement les Canadiens, dans leur village. Ils nous ont accueillis et ont commencé à nous montrer où les Talibans avaient caché des IED, continue-t-il. Ils étaient très soulagés que nous étions venus pour parler, sans pointer nos armes, même si nous étions bien préparés et prêts à tout. »

Plus de 40 aînés qui ont pris part à la choura ont déclaré qu’une de leurs principales préoccupations était l’infiltration des Talibans dans leur village.

Le Lieutenant-colonel Sakhi Mohammad Barriz, commandant du 2e Kandak de la 1ère Brigade du 205e Corps de l’Armée nationale afghane (2/1/205 ANA), a parlé à la foule. « L’ANA est ici pour vous servir vous, les habitants de Hajji Baba et de Nakhonay. L’ANA n’exigera jamais que vous lui fournissiez de la nourriture ou des abris comme les Talibans, poursuit-il. La collaboration entre l’ANA, le groupement tactique et les villageois sera essentielle. Nous, l’ANA et le groupement tactique, avons collaboré très étroitement pendant cette opération et nous avons le même but : établir une infrastructure civile et améliorer le bien-être des Afghans dans le district de Panjwayii. »

« Le Lieutenant-colonel Barriz est un homme honorable, et nous ferons tout en notre pouvoir pour vous aider », déclare le chef du district de Panjwayii, Hajji Baran, qui a ensuite renforcé les intentions de la force opérationnelle canadienne et des forces de sécurité nationale afghanes. « Les Forces canadiennes sont venues pour construire des routes, des hôpitaux et des écoles; les membres de l’ANA sont nos frères et nos fils, et ils sont ici pour aider les villageois et pour les servir. Les Talibans, eux, sont venus pour détruire les écoles pour que les enfants ne puissent pas avoir d’éducation. »

Les membres du groupement tactique du 1 PPCLI et leurs partenaires de l’ANA ont travaillé lentement et méticuleusement pendant près d’une semaine pour éliminer les IED du village. Des militaires afghans et canadiens ont travaillé dans le village et dans la campagne avoisinante, partout où des signes d’activités d’insurgés faisaient surface, pendant que les autres éléments du groupement tactique se déplaçaient vers le Sud-Ouest et Nakhonay.

Comme pour Hajji Baba, l’avancée vers Nakhonay a été paisible et, dès qu’ils sont entrés dans le village, les militaires canadiens et afghans ont commencé des patrouilles de présence pour rencontrer les villageois. Ils ont également continué à découvrir et à éliminer des IED.

L’avancée dans Hajji Baba et Nakhonay n’a suscité que très peu de résistance de la part des insurgés, mais le véritable succès de cette opération ne sera déterminé que l’été prochain, quand les insurgés ne reviendront pas (en fait, ne pourront pas revenir) en raison de la présence d’une force de protection compétente. La présence persistante de militaires afghans et canadiens en partenariat favorisera le développement et la reconstruction.

Nakhonay et Hajji Baba sont les dernières communautés à faire partie de l’« approche par villages » adoptée pour la contre-insurrection dans la zone d’opérations canadienne au printemps de 2009. Cette approche, adoptée dans le cadre de l’opération Kalay, signifie qu’il faut expulser les insurgés d’une zone village par village, toujours en laissant des militaires en place pour empêcher leur retour. Avec une force de protection en place, les travaux de développement peuvent commencer, allant de projets d’infrastructure rapides à de grands efforts à long terme coordonnés par l’Agence canadienne de développement international.

Cette approche est couronnée de succès à Deh-e-Bagh et à Belanday, les communautés du district de Dand où elle a été utilisée pour la première fois. Les frappes aux IED ont diminué grandement, et le commerce revient.

« Nous, et je parle ici des [forces de sécurité nationale afghanes] et de nous, demeureront à Hajji Baba et à Nakhonay tout l’hiver et pendant le printemps, explique le Lcol Walsh. Il faut du temps pour entrer dans une zone et établir ces relations de confiance car vous devez prouver aux habitants que vous êtes sincère et que vous tiendrez parole. Nous devons faire preuve de détermination et établir cette confiance. C’est comme ça que vous mettez fin à une insurrection. De plus, comme les Talibans se mêlent à la population locale, il nous faut du temps pour apprendre à qui nous pouvons nous fier. La reconstruction de villages dans un environnement qui a connu la guerre depuis 30 ans est un processus délicat car vous reconstruisez, au bout du compte, la foi, les croyances et, plus important, l’espoir d’un monde meilleur. »

Le Capt Lena Angell est l’officier des Affaires publiques en déploiement à l’appui du groupement tactique du 1 PPCLI et de l’équipe de liaison et de mentorat opérationnel.