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Être « en santé pour combattre » commence en soi

Par le Sergent Jody Hudec

Le Cplc Jean Sébastien Morin, technicien médical de la compagnie de soutien aux services de santé de la FOI Afg, vaccine contre la grippe H1N1 un commis de la salle des rapports, le Cplc Bianca Langlois.

Le Cplc Jean‑Sébastien Morin, technicien médical de la compagnie de soutien aux services de santé de la FOI‑Afg, vaccine contre la grippe H1N1 un commis de la salle des rapports, le Cplc Bianca Langlois.

OTTAWA — Être en santé pour combattre ne consiste pas qu’en la capacité aérobique, la souplesse et la puissance musculaire. Une grande partie d’une santé physique durable commence à l’intérieur du corps, par une résistance aux maladies — surtout lorsqu’une pandémie comme la grippe H1N1 a été identifiée.

Tandis que l’Organisation mondiale de la Santé suivait la propagation du virus de la grippe H1N1, trois planificateurs au quartier général du Commandement des Forces expéditionnaires du Canada à Ottawa travaillaient pour s’assurer que le vaccin soit offert à chaque militaire, marin ou aviateur et aviatrice déployés dans une des 18 opérations à l’extérieur de l’Amérique du Nord.

Le Capitaine de corvette Allen Compton dirigeait les efforts liés à la H1N1. « Le meilleur moyen de rendre service à l’environnement global est de commencer par la protection personnelle de nos troupes en déploiement, explique-t-il. Ce qui signifie offrir une immunisation qui va de la malaria au vaccin antigrippal annuel. »

Au début de novembre, le COMFEC s’est associé au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international ainsi qu’à la Gendarmerie royale du Canada pour assurer la distribution maximale de vaccins contre la grippe saisonnière et la grippe H1N1 dans les missions outre-mer du Canada. Le programme permettra la vaccination de quelque 5 200 personnes se trouvant dans les ambassades, consulats et opérations des FC dans le monde, y compris en Afghanistan.

Le programme d’immunisation contre la H1N1 du COMFEC s’appuie sur une règle de surveillance de la santé solide. « Les commandants de force opérationnelle signalent les risques à la santé dans leur zone d’opérations par le biais de leur rapport de situation hebdomadaire, souligne le Major Bob Taschereau. Le personnel de soutien des services de santé surveille le niveau de la menace. La différence, cette fois-ci, c’est que nous avons fournit le vaccin. »

La plus grande menace d’une infection générale au virus H1N1 est l’échec de la mission. « On parle d’un risque en termes de temps et d’argent si nos troupes tombent malade », ajoute le Capc Compton.

Des mesures de prévention comme la distribution de désinfectant pour les mains, le renforcement de bonnes techniques d’éternuement (utiliser la manche et non les mains) et l’immunisation constituent la première ligne de défense personnelle des membres des FC. On réduit ainsi les risques qu’un membre des FC contamine les personnes habitant dans une zone d’opérations.

Contrairement aux membres des forces américaines, qui doivent se faire vacciner contre la H1N1, les vaccins contre la grippe saisonnière et la H1N1 sont offerts aux membres des FC sur une base volontaire. Le Chef d’état-major de la Défense se réserve le droit de rendre obligatoire le vaccin contre la H1N1, mais à ce jour, aucune directive à cet effet n’a été publiée.

Le vaccin a premièrement été livré aux forces opérationnelles déployées dans des zones comme Haïti, où la santé de la population locale n’est vraisemblablement pas aussi bonne que celle du Canadien moyen. À date, 95 pour 100 du personnel de la Force opérationnelle interarmées – Afghanistan a été vacciné. On note un taux de refus de seulement 5 pour 100.