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Opération Kalay : Le sud en voie de « construction »

Nouvelle approche « village modèle » Opération KALAY – Opération KANTOLO

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Disponible en anglais seulement.
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Transcription du vidéo

Deh-E Bagh, Kandahar

Juin 2009

Professeur Thomas Johnson
Artisan de l’approche du « village modèle »
US Naval Postgraduate School

On s’attend à ce que l’Opération KALAY fonctionne bien à condition que nos soldats puissent poursuivre cette opération dans les villages où les Talibans mènent leurs opérations depuis huit ans.  On doit être présents dans ces villages 24 heures par jour, sept jours semaine, 365 jours par année.

Nous devons donc savoir ce que le peuple afghan veut vraiment, et si nous serons en mesure de sevrer la population afghane des insurgés.

Après tout, une insurrection c’est essentiellement une tentative d’isoler la population qui se trouve en périphérie de celle-ci.  Il est extrêmement difficile de mettre de la distance entre les Afghans et les insurgés si nous ne connaissons pas les attentes du peuple.

Les Canadiens qui se trouvent au centre du district de Dand, près de Deh-E Bagh, formulent présentement des projets lorsqu’ils travaillent en compagnie des villageois.  Un aspect intéressant, lorsqu’on regarde l’ensemble de cette initiative, est que les contrats pour les différentes améliorations dans le village exigent que la population locale en entier soit embauchée.  À l’échelle de l’Afghanistan nous avons des problèmes de chômage majeurs mais, déjà, dans un village de mille âmes, plus d’une centaine d’entre eux sont employés au sein de l’Opération KALAY.  Jusqu’à date, donc, on constate que plus de 10% des habitants du village ont un emploi.  C’est tout simplement un résultat génial et des statistiques vraiment positives.

Si on s’en tient simplement aux fondements de l’opération, notre but est simplement de comprendre les besoins du peuple afghan, rencontrer ces besoins et, par conséquent, enlever toute pertinence que pourraient avoir les insurgés, les Talibans, aux yeux de la population.

Je dois rendre hommage au général Vance et son état-major ainsi qu’à l’ÉPR et les autres intervenants canadiens qui participent à l’opération KALAY.

Lieutenant-colonel Carl Turenne
Commandant, Équipe provinciale de reconstruction – Kandahar

À tous les jours, l’ÉPRK mène plusieurs initiatives.  Nous avons donc initié une nouvelle opération, soit l’Opération KALAY, laquelle se concentre sur les villages.  La composante militaire fournit des facilitateurs afin de rencontrer les objectifs inter-agences. Nous apportons la mobilité, la protection des forces, le personnel spécialisé en ingénierie – le tout afin de poursuivre les contrats et les plans, ainsi que la conception des projets.  Nous fournissons une force de coopération civilo-militaire qui sert à prime abord à créer les liens pour que nous puissions trouver plus aisément les terrains d’entente avec la population que nos partenaires civils, œuvrant seuls sur le terrain.  Cela nous permet d’interagir avec la population et rencontrer les objectifs établis de développement et de gouvernance.

Je crois qu’il est important de savoir que cette nouvelle approche ne concerne pas seulement les villages, mais est primordialement, à mon avis, la création de liens avec la population.  Il est donc primordial pour l’ÉPR de continuer à opérer au sein de la population.

Professeur Thomas Johnson, US Naval Postgraduate School
Artisan de l’approche du « village modèle »

La Force opérationnelle Kandahar et l’ÉPR sont, en ce qui concerne l’Opération KALAY, à la poursuite d’un certain nombre d’objectifs différents qui voient à aider les gens au jour le jour.  Ils sont en train de construire un canal d’irrigation à grande échelle pour aider à développer l’agriculture au sein du village.  Ils aident à réparer les mosquées, à la construction des routes, à remettre le système scolaire sur pied, et ils ont remis des denrées alimentaires ainsi qu’un éventail d’autres initiatives.  Ces projets n’ont pas été créés seulement par les Canadiens.  Les habitants, par la voie des Shuras ou des rencontres avec les représentants canadiens, ont identifié ceux-ci comme étant des besoins prioritaires.  Donc, au cours de leurs visites, les Canadiens travaillant au centre du district de Dand, près de Deh-E Bagh, ont aidé à formuler ces projets en coopération avec les villageois.

Pour contrer les insurgés et assurer un succès en Afghanistan nous devons travailler avec un village à la fois et ceci doit graduellement se solder en une réaction en chaîne à travers tous les autres villages.  Il est primordial que le peuple afghan comprenne – et les Canadiens ont été très francs avec les chefs des villages au cours des réunions auxquelles j’ai participé – que les Canadiens devront éventuellement quitter, et qu’on devra être prêt pour ce qui adviendra après notre départ.  Alors je crois que leurs discussions en ce qui concerne les agences comme l’ACDI, concerne la façon dont les ONG et les Afghans eux-mêmes pourront combler le vide suite au départ des Canadiens.  Alors l’approche d’un « village modèle » sera effectivement soutenue à longue échéance.  Je crois que cela est absolument crucial.  Nous ne voulons pas voir un projet – où les Canadiens ont fait toutes sortes d’améliorations – être détruit si les Talibans reprennent le contrôle du village suite à notre départ, car le tout aura été peine perdue.

Je crois que les villageois approcheront le sujet avec beaucoup d’enthousiasme une fois qu’ils auront compris que l’Opération KALAY est là pour les aider à rencontrer leurs besoins quotidiens.

En général je crois que les projets ont été bien accueillis, mais je suis confiant aussi qu’au cours des prochains mois, alors que l’opération progressera, ces projets recevront un soutien considérable de la part des villageois.

Étant un Américain, je suis fier des efforts des Canadiens et je leur tire mon chapeau.  C’est à dire que le sang et les trésors que votre pays a donné à cette entreprise galante est quelque chose qui devrait être honoré par tous les pays qui vous observent.