Par l’Enseigne de vaisseau de 1re classe Michael McWhinnie
Le MV Pacific Opal poursuit son voyage après une alerte aux pirates. Trois embarcations motorisées lancées d’un boutre suivaient le pétrolier lorsque Palomino16, l’hélicoptère CH-124 Sea King du NCSM Winnipeg (à l’avant-plan), les a averties à l’aide d’un signal d’arrêt et une mitrailleuse.
Des membres de l’équipe d’arraisonnement du NCSM Winnipeg discutent avec des réfugiés somaliens à bord d’une embarcation non pontée en direction du Yémen, en mer depuis deux jours. Après avoir confirmé que le navire était en bon état et que les passagers étaient à bord de leur propre gré, ils leur ont donné des fruits et de l’eau pour leur voyage.
Des familles somaliennes naviguant sur une route principale de navigation à bord d’une petite embarcation discutent avec les membres d’une équipe d’arraisonnement du NCSM Winnipeg. La frégate a lancé un canot pneumatique à coque rigide pour s’assurer de la sécurité des passagers, car les gens à bord de petites embarcations sont souvent trouvés à la dérive sans eaux, vivres ou carburant. Après avoir confirmé que l’équipage et les passagers ne se trouvaient pas en détresse, les membres de l'équipe d’arraisonnement leur ont donné de l’eau et des fruits pour leur voyage.
À bord du Palomino16, l’hélicoptère CH-124 Sea King du NCSM Winnipeg, le Sgt Andy Gervais, l’opérateur de détecteurs électroniques aéroportés, utilise la mitrailleuse C-6 pour des tirs d’exercices en vue d’opérations de contre-piraterie au large des côtes de la Somalie.
À bord du NCSM Winnipeg, mer d’Arabie — Des marins et membres d’équipage aérien canadiens ont récemment effectué leurs premières opérations de contre-piraterie du 21e siècle aux cours d’une période d’activité de 48 heures, au large de la corne d’Afrique.
La frégate NCSM Winnipeg, basée à Esquimalt, est actuellement en déploiement dans le cadre de l’opération Sextant, la contribution du Canada au 1er Groupe maritime permanent de l’OTAN (SNMG1). La force opérationnelle de l’OTAN participe à l’opération Allied Protector, un important effort de sécurité maritime visant à dissuader et à interrompre la piraterie dans les eaux internationales de la mer d’Arabie, du golfe d’Aden et de l’océan Indien.
Lors de l’escorte d’un navire transportant de la marchandise de grande valeur pour la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan, le NCSM Winnipeg a détecté à environ cinq miles nautiques un boutre qui avait lancé trois petites embarcations non pontées. Ces dernières se sont rapidement lancé à la poursuite d’un pétrolier en transit, le navire à moteur (MV) Pacific Opal, et s’en sont approché à une distance d’un mile nautique. Elles ont par la suite pris une position parallèle au pétrolier, en adoptant le même cap et la même vitesse. Ces actions ont alarmé le capitaine du navire au point où il a demandé de l’aide par radio.
« Les pirates et leurs navires ne peuvent pas être différenciés des pêcheurs locaux, explique le Capitaine de frégate Craig Baines, commandant du Winnipeg. Le seul bon moyen de savoir est d’attendre qu’une attaque survienne. Étant donné que notre mission est de décourager et d’interrompre, nous devons intercéder dans des cas comme celui-là, soit lorsque l’activité commence à ressembler à une tactique connue des pirates. »
Le Winnipeg a dépêché sur les lieux Palomino16, son hélicoptère CH-124 Sea King, afin d’intervenir. Lorsque le Sea King est arrivé sur les lieux du crime apparemment imminent, l’équipage a déployé deux symboles visuels universellement connus du terme STOP : un grand octogone rouge où le mot STOP est inscrit (en somalien) et une mitrailleuse C-6 braquée sur les embarcations et prête à faire feu. Les embarcations ont laissé aller le Pacific Opal et ont quitté les lieux.
« Le scénario prouve que nos tactiques sont efficaces. Peu importe quelles étaient leurs intentions, ils ont obéis à nos instructions, ont arrêté et ont laissé partir le navire marchand sans entrave », conclut le Major James Hawthorne, commandant du détachement aérien du navire.
Le capitaine du pétrolier, soulagé, a chaudement remercié les équipages du navire et de l’hélicoptère pour leurs actions rapides et décisives.
Le Winnipeg est retourné à ses tâches d’escorte, en utilisant Palomino16 pour accentuer la dissuasion dans sa zone de responsabilité. Moins de 24 heures après l’incident du Pacific Opal, on a de nouveau donné l’alerte, mais pour des raisons différentes.
Au cours d’activités d’observation et d’enquête de contacts à l’avant de la frégate, l’équipage de Palomino16 a remarqué une embarcation lente ayant tellement de monde à son bord, 51 personnes dont des femmes et des enfants, que sont plat-bord était presque à fleur d’eau. Dans ces eaux, entre le Yémen et la Somalie, on trouve souvent des navires en détresse. Le Winnipeg a donc envoyé sur les lieux une équipe d’arraisonnement dans un canot pneumatique à coque rigide.
Lorsque le canot a rejoint l’embarcation, un membre de l’équipage de ce dernier s’est adressé en anglais à l’équipe d’arraisonnement et a expliqué que lui et d’autres personnes à bord étaient des migrants de Somalie en quête d’une meilleure vie au Yémen. Affamés après avoir passé deux jours en mer, ils ont demandé de la nourriture.
Les membres de l’équipe d’arraisonnement leur ont donné des fruits et de l’eau et ont vérifié que le navire était en bon état. Ils se sont aussi assurés que les passagers et l’équipage étaient en santé, à bord de leur propre gré et déterminés à poursuivre leur voyage. L’équipage du Winnipeg leur a souhaité bon voyage et a informé la garde côtière du Yémen de l’embarcation, de ses passagers et de leur destination.