Par le Caporal-chef Aesop Zourdoumis, 24e Escadron de campagne, Groupement tactique du 3 RCR
Le Sapeur Marc Doyon affine ses compétences de sondage pendant un entraînement de section.
Le sapeur Cpl André Menendez et le Sapeur Corey McCue fouillent un fossé pour des engins explosifs.
KANDAHAR, Afghanistan — Le Sergent François Bernier et les sapeurs de la Section « Easy » étaient en Afghanistan depuis moins d’un mois lorsqu’ils sont arrivés à la base de patrouille. Presque immédiatement, ils ont été avertis de se préparer pour des opérations au cours des prochaines 24 heures. Des ordres de patrouille ont été donnés et les préparatifs de combat ont débuté.
La Section « Easy » fait partie du 24e Escadron de campagne, la composante du génie de combat du groupement tactique du 3e Bataillon, The Royal Canadian Regiment (3 RCR). En plus de fournir le soutien de mobilité et les services de neutralisation des explosifs et munitions, les sapeurs du 24e Escadron de campagne ont construit et réparé les défenses du camp, servi avec la Force d’intervention rapide et patrouillé avec l’infanterie à pied et à bord de véhicules blindés.
Plus tard cette nuit, une observation a indiqué que des insurgés avaient enterré un gros objet suspect sur la route principale desservant la base de patrouille, limitant ainsi son accès. Le Sgt Bernier a été informé et à développé son plan pour neutraliser la menace. « Il leur a fallu trois personnes pour le transporter sur place, » a-t-il indiqué à ses troupes.
Tôt le matin suivant, « Easy » s’est déployée vers le site suspect avec un élément de sécurité de la Compagnie Mike du groupement tactique du 3 RCR et un contingent de soldats afghans. Une fois que les Afghans eurent établi la sécurité de la zone, les sapeurs ont débuté leur tâche de confirmer si le « gros objet suspect » était un engin explosif improvisé – un EEI.
Le Sapeur Jean-Philippe Couture, à sa première affectation en Afghanistan, était le premier dans la brèche, face à face avec une menace qu’il a été entraîné pendant un an à manipuler. Imperturbable sous la chaleur intense, la menace de tirs d’armes légères et la possibilité très réelle des effets d’un engin secondaire, il a travaillé pendant une longue période. Finalement, malgré ses objections, le Sgt Bernier l’a renvoyé au véhicule blindé de la section pour se réhydrater et se reposer pour qu’il soit d’alerte pour d’autres tâches.
Le Sapeur Corey McCue a poursuivi le travail après un briefing détaillé de son compagnon de section. À mesure que les heures s’écoulaient, le Sapeur McCue a utilisé son équipement pour examiner toute la zone qui pouvait possiblement contenir une bombe artisanale. Il est finalement arrivé à moins de deux mètres de l’engin suspect. Il a rapporté ses découvertes au Sgt Bernier et est retourné au véhicule.
Lorsqu’on lui a demandé comment il s’était senti à moins de six pieds de l’arme la plus efficace de l’ennemi, il a répondu : « Il faisait chaud comme en enfer et j’aurais aimé une cigarette. Je voulais seulement trouver l’engin. Heu! Qu’avez-vous fait des Doritos? »
Avant de débuter la phase suivante de l’examen, le Sgt Bernier à ordonné aux autres membres de la Section « Easy » d’entrer dans leur véhicule blindé d’où ils pourraient surveiller ses progrès en sécurité. À l’aide de sa baïonnette et de ses mains, il a exploré la dernière partie de terrain non nettoyée autour de la cible jusqu’à ce qu’il soit suffisamment proche pour la voir et l’évaluer clairement. Il a ensuite appelé l’équipe contre-EEI, les vrais experts dans ce domaine.
Une fois l’opération complétée, la Section « Easy » est retournée au camp et a fait ce qu’elle fait toujours après une patrouille : vérifier l’équipement, nettoyer les armes, boire des bouteilles d’eau, fumer des cigarettes, s’insulter amicalement entre eux et, surtout, parler des plans de vacances.
Il y a suffisamment de temps pour s’amuser et parler du foyer mais, comme les vrais professionnels qu’ils sont, lorsqu’il est temps de travailler, le travail est tout ce qui compte.