Capitaine Sonia Dumouchel-Connock Officier d’affaires publiques, Force opérationnelle interarmées n Afghanistan
Le sapeur Stephan Stock, du 12e Régiment de sapeurs de combat d’Edmonton (Alberta), fouille dans un sac de plastique transparent pour déterminer s’il contient des articles suspects ou dangereux pendant des perquisitions dans un complexe du district de Maywand, en Afghanistan.
Le Sergent Shawn Eades, du 12e Régiment de sapeurs de combat d’Edmonton (Alberta), fait des tests sur une poudre trouvée dans un wagon pour déterminer s’il s’agit d’un explosif, sous le regard d’un militaire afghan.
Le Capitaine Stephen Davies du 2e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry de Shilo (Manitoba), maintient sa position lors d’une perquisition dans un complexe essentiel du district de Maywand pendant l’opération Roob Unyip Janubi.
Le 12 août 2008 - AÉRODROME DE KANDAHAR, AFGHANISTAN – Une opération délibérée dirigée par le Canada et visant une des principales cellules logistiques insurgées a été couronnée de succès hier dans le district de Maywand, à l’Ouest de Kandahar.
L’opération, qui a duré une semaine et demie et qui a été baptisée opération Roob Unyip Janubi (« Bête du Sud » dans la langue pachtoune locale), a commencé le 1er août dernier par le déplacement de plus de 1 000 membres des Forces de sécurité nationales afghanes (FSNA) et de membres de la FIAS provenant du Canada, des É.-U. et du R.-U.
Ces forces ont perturbé des refuges d’insurgés et des voies de déplacement utilisées par ces derniers qui passaient par la région de Band-e-Timor du district de Maywand, un des principaux noyaux logistiques des insurgés à partir duquel des combattants, des stocks et de l’argent arrivaient dans les provinces de Helmand et de Kandahar. Les forces afghanes et de la Coalition ont également travaillé en vue d’améliorer la sécurité le long d’un chemin essentiel qui traverse le Sud et de mettre en place les conditions nécessaires à l’établissement d’une présence de sécurité durable dans le district de Maywand.
« Nous savons que, avec la façon dont nous sommes entrés dans Band-e-Timor, que nous les avons pris par surprise, explique le Major Fraser Auld, l’officier des plans du G5 de la Force opérationnelle interarmées en Afghanistan. Selon ce que nous avons trouvé et compte tenu de l’exploitation du site qui a eu lieu pendant l’opération, les insurgés qui ont pu s’échapper ont dû le faire en quatrième vitesse, parce qu’ils ont laissé du matériel utilisable derrière eux. »
Au cours des premiers jours de l’opération, les FSNA et la FIAS ont trouvé et détruit 60 contenants de 20 litres remplis de nitrate d’ammoniaque comportant les fils nécessaires pour servir immédiatement de dispositifs explosifs de circonstance (IED). Cela représente 960 kilos d’explosifs. De plus, 60 kilos d’opium, de l’équipement de fabrication de drogue, un grand nombre d’armes légères et des pièces de mortier ont également été saisi.
En plus de porter un dur coup aux activités des insurgés en capturant leur équipement et leurs sources de financement illégales, les partenaires de la Coalition et des forces afghanes ont pu établir les conditions de sécurité qui ont permis à la gouvernance d’être mise en place dans le Maywand.
« Le chef du district de Maywand, Haji Mullah Noor Masoud, a pu, pour la première fois, se rendre dans la région de Band-e-Timor et organiser une importante réunion avec environ 75 aînés et villageois, indique le Major Auld. Haji Mullah Noor Masoud a entendu les préoccupations de la population et a insisté que, si les habitants veulent que la paix et la sécurité arrivent dans la région, ils doivent refuser le refuge aux Taliban. »
L’opération n’a été le théâtre d’aucun incident de combat significatif et a marqué une forte réduction du nombre d’incidents impliquant des IED sur le chemin principal traversant la province méridionale.
« Au cours des semaines qui ont précédé l’opération, il y avait un taux moyen de deux attentats à l’IED ou de deux embuscades contre des convois civils ou militaires sur cette route dans le Maywand, mais pendant l’opération, aucun véhicule, civil ou militaire, n’a été ciblé, explique le Capitaine Chris Quinlan, officier des opérations au sein de la Force opérationnelle interarmées à Kandahar. La sécurité accrue a découlé simplement de la présence des forces des FSNA et de la FIAS. »
Les insurgés ne sont pas restés là pour combattre la force multinationale, choisissant plutôt d’abandonner leurs positions et leurs installations et de prendre la fuite.
« Peut-être que les insurgés ne sont pas restés pour combattre parce qu’ils croient que les FSNA et la FIAS vont partir éventuellement. Si c’est le cas, ils font une grave erreur, affirme le Brigadier-général Denis Thompson, Commandant de la Force opérationnelle interarmées en Afghanistan. Nous sommes résolus à collaborer pour offrir une forte présence de sécurité dans cette région. La FIAS et les forces afghanes ont engagé un dialogue actif avec les principaux chefs du district, et, ensemble, nous élaborons un plan solide pour que la sécurité soit durable. »
Le chemin pour améliorer la sécurité dans le district de Maywand est long, mais cette opération (dans une région qui, jusqu’à maintenant, ne pouvait compter que sur une présence limitée du gouvernement afghan ou des forces de la Coalition) démontre que nous avons l’initiative et que nous faisons des progrès. Nous nous rendons plus loin avec plus de forces et nous intégrons plus de partenaires de façon plus efficace.
« Nous avons atteint tous nos objectifs pendant cette opération, explique le Brigadier-général Thompson. Nous avons établi les conditions pour positionner plus de forces des FSNA et de la FIAS dans le district de Maywand, et nous avons signalé aux insurgés qu’à partir de maintenant, nous aurons une présence durable dans cette région, qui était essentielle à leurs opérations. »