Par le Capt VG Winter
Le glaïeul est la fleur officielle des Marches de Nimègue. Au quatrième jour, des milliers de glaïeuls sont balancés au-dessus de la foule de spectateurs et des marcheurs alors qu’ils célèbrent la fin d’une longue randonnée avec un défilé dans la rue principale de Nimègue, renommée Via Gladiola pour l’occasion.
Le Sgt Guylaine Bilodeau, du QGDN, membre de l’équipe de la Région de la capitale nationale, manifeste sa joie en étreignant un camarade sur la Via Gladiola.
Nimègue (Pays-Bas), le 18 juillet 2008 — Les quatre jours des Marches de Nimègue tirent à leur fin. Des marcheurs de partout dans le monde, notamment des Canadiens, des Allemands, des Britanniques, des Danois, des Néerlandais et des Norvégiens, arrivent sur le champ Charlemagne. L’arrivée des Canadiens débute peu avant midi; le dernier fait son entrée peu avant 15 heures.
« Personnellement, le fait de voir la joie sur le visage de ces Canadiens qui ont travaillé fort pendant trois ou quatre mois, qui sont venus jusqu’ici, qui ont été mis à rude épreuve dans des conditions exténuantes et qui ont réussit, ça me fait chaud au cœur », a expliqué le Bgén Raymond Romses, commandant du contingent des Forces canadiennes.
L’épuisement se lit sur leur visage. Certains pleurent alors qu’ils avancent dans le champ, d’autres chantent pour se remonter le moral et pour se donner le pas. Chacun porte une simple tige de glaïeul (la fleur officielle des Marches de Nimègue), un cadeau d’un des nombreux spectateurs. D’ailleurs, cette marche finale de victoire est appelée la Via Gladiola. Les marcheurs canadiens font leur entrée sous les applaudissements de leurs compatriotes et d’autres marcheurs d’autres nationalités. Beaucoup sourient; ils sont tous heureux de s’être rendus là.
Après une courte pause, le Bgén Romses présente à tous les membres de l’équipe des FC la médaille de Nimègue, symbolisant ainsi leur réussite.
Le contingent des FC se forme alors pour la marche finale de victoire sur la Via Gladiola. Conduits par un corps de cornemuses subtilisé du contingent britannique, les Canadiens forcent le pas pour une dernière fois. Endurant la douleur et la fatigue, ils passent à travers la foule qui les acclame. Certains trébuchent à chaque pas, leurs pieds ayant des ampoules énormes, mais ils s’avancent en s’imprégnant des applaudissements et des acclamations. Malgré leurs pieds sanglants et leur corps fourbu, beaucoup espèrent revenir l’an prochain.