Par le Sergent Kyle Richards, Nouvelles de l’Armée
L’élève-officier Francois-Olivier Gauthier place un drapeau canadien sur la tombe du Major H.C.J Morison, du 12e Régiment d’artillerie de campagne de l’Artillerie royale canadienne, qui a perdu la vie le 8 février 1945, à l’âge de 27 ans, alors que les membres de l’équipe de Nimègue du CMR observent une minute de silence.
L’équipe du 19e escadre pose à la tombe de l’artilleur R.G.F. Filsinger de l’Artillerie royale canadienne. L’artilleur Filsinger était l’oncle de la chef d’équipe de la 19e escadre, qui est demeurée à Comox pour se remettre d’une fracture de stress subie au pied en s’entraînant pour Nimègue.
« Notre chef d’équipe s’est blessée au pied en s’entraînant pour Nimègue, alors elle nous a demandé de rendre visite à son oncle en son nom. »
Groesbeek, Pays-Bas; 17 juillet 2008 — Au cours de la troisième journée de la Marche de Nimègue, le contingent des Forces canadiennes s’est arrêté, comme chaque année, au cimetière de guerre canadien de Groesbeek. Ils ont rendu hommage aux militaires et aux membres de la Force aérienne qui ont perdu la vie aux Pays‑Bas en 1944 et en 1945 et qui sont inhumés ici, ou encore qui figurent sur la liste de ceux qui n’ont pas de sépulture connue.
Le village de Groesbeek est situé à environ dix kilomètres à l’Est de la ville de Nimègue. Les 2 338 Canadiens enterrés à Groesbeek ont combattu dans le cadre de la campagne de Rhéanie, au cours de laquelle les forces allemandes ont été expulsées de la région située entre les fleuves de la Meuse et du Rhin et refoulées en Allemagne. Au cœur du cimetière se trouve le monument commémoratif de Groesbeek, qui rend hommage aux militaires qui n’ont aucune sépulture connue en indiquant leur nom et leur unité.
Des équipes d’autres pays du Commonwealth, de même que des habitants locaux, qui éprouvent toujours beaucoup d’affection pour les Canadiens, ont participé à cette cérémonie internationale.
« J’assiste à cette cérémonie chaque année pour rendre visite à mon père et pour parler aux militaires canadiens », explique Robuan Waas, né à Nimègue en août 1945. M. Waas est le fils du Soldat J.A.L Gosselin, un militaire québécois qui a perdu la vie le 26 février 1945.