Par le Capitaine V.G. Winter, Affaires publiques du COMFEC
Le Bombardier-chef Jeremy Blackburn du Quartier général du Secteur Atlantique de la Force terrestre (en avant à gauche) conduit la marche du contingent des FC pour Nijmegen 2008 vers le Mémorial de Vimy pour la parade commémorative effectuée annuellement avant de se rendre aux Marches de Nijmegen.
Le contingent des FC pour Nijmegen 2008 pose sur les marches du Mémorial de Vimy après la parade commémorative annuelle.
Le Capc André Boisjoli pointe le nom de son arrière-grand-père, le Sdt William Provost du 22e Bataillon, FEC, sur le Mémorial de Vimy.
Vimy, France; 13 juillet 2008 —The longest journey begins with a single step, they say, but if you’re going to the Nijmegen Marches as an official member of the Canadian Forces contingent you’ll walk at least 500 km before you get on the plane. That’s the minimum; marchers routinely do much more.
Alors que La Marseillaise jouait, la couverture de nuage s’est entre-ouverte et le ciel a brillé sur le calcaire blanc du monument. Ces rayons réfractaires lui donna un brillant intense qui éblouissait les yeux.
« La raison principale de ma visite ici était de voir son nom, » a déclaré le Capitaine de corvette André Boisjoli de l’état-major maritime à Ottawa, dont le grand-père, le Soldat William Provost du 22e Bataillon de la Force expéditionnaire du Canada, est décédé le 16 avril 1916 à 36 ans. Le corps du Sdt Provost n’a jamais été retrouvé et désormais, il est l’un des 11 285 soldats sans tombe connue dont les noms sont gravés sur le monument. « Je suis venu en 2005 mais le monument était en rénovation et son nom était couvert. C’est très important pour moi et ma famille que son nom soit commémoré ici. »
« Venir à cet endroit est un pèlerinage pour des canadiens qui ont des membres de leur famille décédé ici, » a déclaré la guide de 20 ans, Élizabeth Kantor. Elle est ici uniquement depuis avril mais elle comprend déjà l’essence du souvenir collectif. Les gens viennent présenter leur respect et voir où les hommes vivaient et mourraient dans les tranchées de la Grande Guerre.
Le Caporal Joe Kiefer et le Caporal Brett Lovelace, des vétérans de l’actuel conflit canadien en Afghanistan, ne peuvent que comparer leur expérience avec celle des tranchées de la Première guerre mondiale. « Certaines des conditions sont similaires à celles des points renforcés en Afghanistan, » a expliqué le Cpl Kiefer. « Une des principales différences, » a mentionné le Cpl Lovelace, “c’est que les soldats de l’époque avait le bénéfice de savoir qui étaient leurs ennemis. » Commentant sur la chevalerie parfois démontrée pendant la Première guerre mondiale alors que les soldats des deux camps cessaient les combats pour une trêve de Noël, le Cpl Lovelace a insisté, « Dans notre conflit actuel, nous sommes les seuls qui agissent avec honneur. »
À titre de rappel pertinent et tragique des effets de la guerre, alors que le contingent de Vimy quittait, on a entendu le bêlement d’un mouton qui broutait autour du monument, gardant l’herbe rase dans les zones où une tondeuse pourrait faire exploser les bombes de plusieurs générations. Les champs de la France sont estimés contenir plus de 300 000 obus et mines non explosées. Chaque année, elles tuent des douzaines de personnes.