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En route vers l'étranger avec l'opération Altair : Le Protecteur navigue sur la mer Méditerranée

Par l’Enseigne de vaisseau de 1re classe Jim Smith, NCSM Protecteur

Les NCSM Calgary, Iroquois et Protecteur naviguent en formation avec le TCG Erdelmi (M264, chasseur de mines) de la Turquie, le FGS Bad Rappenau (M1067, chasseur de mines) de l’Allemagne, le HS Kallisto (M63, bâtiment de lutte contre les mines) de la Grèce, le ITS Crotone (5558, bâtiment de lutte contre les mines) de l’Italie, le SPS Diana (M11, dragueur de mines et navire amiral) et SPS Tajo (M36, chasseur de mines) de l’Espagne.

Les NCSM Calgary, Iroquois et Protecteur naviguent en formation avec le TCG Erdelmi (M264, chasseur de mines) de la Turquie, le FGS Bad Rappenau (M1067, chasseur de mines) de l’Allemagne, le HS Kallisto (M63, bâtiment de lutte contre les mines) de la Grèce, le ITS Crotone (5558, bâtiment de lutte contre les mines) de l’Italie, le SPS Diana (M11, dragueur de mines et navire amiral) et SPS Tajo (M36, chasseur de mines) de l’Espagne.

Le NCSM Calgary (à gauche) et le NCSM Iroquois se réapprovisionnent auprès du NCSM Protecteur.

Le NCSM Calgary (à gauche) et le NCSM Iroquois se réapprovisionnent auprès du NCSM Protecteur.

Mai 2008, quelque part en Méditerranée – Plus d’un mois après avoir quitté Esquimalt, les NCSM Protecteur et Calgary ont parcouru la distance impressionnante de 10 350 milles marins (un peu plus de 19 000 kilomètres) du voyage à destination de la mer d’Oman et du golfe Persique, et ce, après avoir traversé le canal de Panama, la mer des Caraïbes, l’océan Atlantique et la mer Méditerranée. Dans les Caraïbes, le navire amiral du groupe opérationnel, le NCSM Iroquois, originaire de Halifax, s’est joint à eux.

Entré en service en 1969, le ravitailleur NCSM Protecteur est le plus vieux navire du groupe opérationnel. L’Iroquois est entré en service en 1972 et a subit des rénovations majeures en 1992. Quant à la frégate Calgary, sa cérémonie de mise en service a eu lieu en 1995. Elle est considérée comme l’une des nouvelles venues de la flotte canadienne. Cependant, le Protecteur cache bien son âge au cours de ce périple. Naviguant dans des eaux et au large de côtes qui n’ont pas été observés de ses ponts depuis plus de 15 ans, il a amélioré son propre record de ravitaillements en mer effectués en une seule journée.

Quelques jours après avoir franchit le détroit de Gibraltar, qui mène à la mer Méditerranée, le groupe opérationnel canadien a rejoint le 2e Groupe de la Force navale permanente de réaction de l’OTAN, c’est-à-dire une flottille composée de six frégates provenant de Grande-Bretagne, d’Allemagne, de Grèce, d’Italie, de Turquie et des États‑Unis. Après plusieurs jours de travail dans le cadre de l’exercice Mare Aperto, un important exercice de sécurité maritime de l’OTAN mené par l’Italie, le groupe de navires entier avait besoin de ravitaillement. Le Protecteur était justement prêt à la tâche. L’alignement des navires donnait l’impression d’une danse carrée en mer : de chaque côté du Protecteur, une frégate faisait le plein pendant que deux autres, à l’arrière, attendaient leur tour pour les tuyaux. Cette tâche, exécutée de main de maître, a duré près de six heures.

Après le marathon de ravitaillement, le Protecteur a eu besoin de se rendre au dépôt de ravitaillement de l’OTAN du port d’Augusta. Cet arrêt a également donné l’occasion de s’approvisionner en nourriture fraîche, une tâche qui a forcé néanmoins presque tout l’équipage du navire à plus de deux heures de travail physique et qui a entraîné un entretien de routine de l’équipement. Pendant quelques heures, les membres de l’équipage qui n’étaient pas concernés par l’activité précédente ont pu profiter d’une liberté inattendue pour explorer la ville avoisinante de Catane.

Alors que le Protecteur se réapprovisionnait, le Calgary et l’Iroquois ont jeté l’ancre près de la côte sicilienne pour des exercices de plongée. Après 15 jours consécutifs en mer, cette courte halte constituait une pause méritée pour les équipages des deux navires. De plus, une célébration a eu lieu à bord du Calgary pour souligner le 13e anniversaire de son entrée en service.

« Nous avons été très exigeants envers notre personnel ce dernier mois. L’occasion de prendre une pause se présente rarement en mer, mais quand elle survient, elle doit être saisie parce qu’une simple récompense comme celle-ci remonte non seulement le moral de tous, mais renforcit également le travail d’équipe et revitalise l’équipage, a expliqué le Capf Robert Ferguson, commandant en second de l’Iroquois. C’est toujours un plaisir pour moi de voir tout l’équipage s’amuser après les avoir vus accomplir tant de travail. »

Avant même d’avoir atteint la mer d’Oman, le groupe opérationnel canadien avait déjà plusieurs accomplissements à son actif. Le Calgary et le Protecteur ont navigué d’Esquimalt jusqu’au canal de Panama, effectuant l’entraînement lié à l’amélioration de la mission; ont passé le canal de Panama et ont rejoint l’Iroquois. Par la suite, les trois navires se sont approvisionnés et regroupés à San Juan à Puerto Rico, ont traversé l’océan Atlantique, ont effectué l’entraînement CBRN et ont participé à un exercice important de l’OTAN. Chaque jour passé en mer représente une journée de travail, et les trois équipages se sont accoutumés un certain rythme.

Maintenant déployé à mi-chemin de la mer Méditerranée, le groupe opérationnel est en route vers le dernier arrêt avant d’entrer dans le canal de Suez : Souda, à Crète pour le Protecteur et Split, en Croatie, pour le Calgary et l’Iroquois.